le violon d'auschwitz Un professeur de violon, venu à Cracovie, donner cours, remarque, dans l'orchestre qu'il dirige, une soliste dont le jeu et la sonorité le trouble. Celle-ci lui apprend que son violon est l'œuvre de son oncle Daniel qui l'a fabriqué sur le modèle d'un Stradivarius. Ainsi commence ce très beau récit.

Daniel est un jeune luthier qui s'est fait passer pour un menuisier ébéniste dans le camp d'Auschwitz. Ce qui l'amène à travailler dans la résidence du commandant du camp. Lors d'un concert, organisé par ce dernier, un violoniste de talent joue faux en raison d'une défaillance de son violon. Daniel intervient pour sauver le violoniste et propose de réparer l'instrument.

On assiste alors à un pari morbide entre le commandant et un médecin tortionnaire du camp. Soit Daniel réalise un violon de la qualité d'un Stradivarius et il vivra, soit il tombera dans les mains du médecin.

Maria Angels Anglada, dans une très belle langue, oppose le duo des tortionnaires (commandant-médecin) à celui du violoniste et du luthier, qui, par leur amour de la musique et leurs talents, sauveront leurs vies.

Par une grande dame de la littérature catalane, écrit en 1993 et traduit aujourd'hui dans la collection La Cosmopolite chez Stock.