côme Un jeune écrivain serbe décroche la timbale : une bourse de la Fondation Rockfeller permettant à un artiste une résidence d'un mois dans un domaine superbe de Bellagio, sur les bords du lac de Côme. Lui qui vient d'un pays "en piteux état" est émerveillé par le calme, le luxe et la volupté de la Villa Maranese : sa chambre et son bureau sont immenses, la vue sur les montagnes superbe, la nourriture, délicieuse et les alcools coulent à foison.

Ses collègues sont surtout des scientifiques d'un certain âge, très paisibles, à qui il ne mentira pas longtemps : toute cette tranquillité, cette beauté, cette bienveillance ne le poussent pas le moins du monde à écrire. Il dort, beaucoup, il grimpe sur quelques sommets mais deux choses l'occupent principalement : la boisson et les contacts humains. Les résidents, les serveurs de la villa, les gens du village, tous l'intéressent et par sa simple chaleur, il décloisonne les barrières sociales, il crée le lien...

Voilà un roman drôle et tendre, d'une fraîcheur incroyable, qui rappelle un autre grand roman, "Rosa Candida" d'Audur Ava Olafsdottir.

« Côme » par Srdjan Valjarevic, Actes Sud.