ce que je sais de vera candida Le dernier roman d'Ovaldé explose de vie, d'amour et d'exotisme, à l'instar des femmes qui y sont dépeintes. Car ce sont avant tout les femmes qui sont mises à l'honneur ici. Sur une île tropicale, étouffante, propice à tous les excès, Rose Bustamente, la première de cette lignée d'amazones, une ancienne prostituée reconvertie dans la pêche aux poissons volants, finira, sur le tard, par avoir une fille, Violette, dont le père, Geronimo, gangster richissime et mégalomane perché dans une villa énorme, niera à moitié l'existence.

Mère célibataire à son tour, nymphomane et alcoolique, Violette se révèlera incapable de s'occuper de son enfant, la Vera Candida du titre. C'est donc Rose La magnifique qui prendra en charge son éducation, l'élevant à grands coups de sentences et de gestes d'amour. "Elle disait que c'étaient des choses qu'on devrait enseigner à l'école et que ça éviterait à des filles comme elle ou Violette de devenir des putes ou des femmes mal mariées".

Vera Candida se montrera digne des enseignements de sa grand-mère. C'est elle qui brisera les chaînes de la fatalité familiale, incarnée par l'atmosphère saturée de l'île, même si elle aussi devra payer un lourd tribut...



Roman des mythologies familiales et des secrets de famille, de la féminité farouche et combattive, "ce que je sais de Vera Candida" parle de choses graves avec drôlerie et fantaisie, mais pas de façon superficielle...

De beaux destins de femmes à méditer...

« Ce que je sais de Vera Candida » par Véronique Ovaldé, Editions de l'Olivier.