Le remplaçant (Agnès Desarthe)
Posté le lundi 29 juin 2009 à 21h44 dans Romans
Un hommage à un anti-héros, un grand-père de substitution car le vrai est mort en déportartion, moins brillant que l’original mais merveilleux raconteur d’histoires, dans la plus pure tradition juive. C’est cela qui fait le bonheur de sa « petite-fille » d’adoption, narratrice du roman, pour laquelle cette plongée dans mille et une histoires, drôles, tristes, extraordinaires et toujours exagérées, représente les clés de la compréhension du monde et forge son identité de romancière. (...) > Lire la suite
Bouleversée par le suicide de son frère (qui, d'une fratrie de douze enfants, était celui dont elle avait été le plus proche), la narratrice, mère au foyer de deux petites filles, traverse une ... crise existentielle ? une dépression ?
Voici l'histoire du mariage de Pearlie Cook, qui, jeune femme, a épousé son amour d'adolescente, Holland, et ceci malgré les avertissements des vieilles tantes de Holland qui la conjurent d'y renoncer. Pearlie et Holland ont un fils, Sonny, atteint de polio, un chien muet, et une maison dans un quartier calme au bord de l'océan. Tout paraît simple et paisible jusqu'au jour où un ami de régiment de Holland, Charles Drumer, apparaisse dans leur vie et en modifie le cours... (
Un professeur de violon, venu à Cracovie, donner cours, remarque, dans l'orchestre qu'il dirige, une soliste dont le jeu et la sonorité le trouble. Celle-ci lui apprend que son violon est l'œuvre de son oncle Daniel qui l'a fabriqué sur le modèle d'un Stradivarius.
Ainsi commence ce très beau récit. (
Un livre hors norme pour tous les âges (à partir de l’adolescence, tout de même !) mais surtout pour tous ceux qui aiment la lecture. Marie-Aude Murail s’incarne en Charity, jeune enfant puis jeune fille à l’époque victorienne, mal aimée mais si merveilleuse de caractère qu’elle a l’intelligence spontanée de trouver l’affection là où elle se cache : chez les personnes soi-disant de second rang (gouvernante, cuisinière, cocher…) et dans les petites merveilles de la nature, hérisson, lapin, corbeau, souris. (
Facétieux Cheever ! La première phrase du roman « Cette histoire est destinée à être lue au lit dans une vieille maison par une soirée pluvieuse. » campe un décor qui ne tiendra pas longtemps !
Un récit magnifique où Emmanuel Carrère se fait le scribe de deux vies disparues mais aussi de celles de leurs proches. En chemin, il atteint une sorte de sérénité, après tant de souffrances et d’amour partagés et change ainsi sa propre vie intime, sa part d’ombre devenue tout doucement lumière. (
A Bellano, petite cité au bord du lac de Côme, quatre « imbecili », amis inséparables et fils de bonnes familles font les quatre cent coups et mettent le bourg sens dessus dessous.
La protagoniste du dernier Kennedy est une jeune femme comme tant d’autres, mais l’auteur excelle à nous la rendre à la fois proche et unique. Marquée par une histoire familiale douloureuse, Jane Howard se réfugie dans l’étude, réussit brillamment à Harvard, se bat ensuite contre l’adversité dans le domaine de la finance comme dans le milieu universitaire et semble vouée à vivre des relations sentimentales dont elle sort meurtrie ou désabusée... (
Irène Némirovsky, remarquable romancière de l’entre-deux-guerres, trop tôt disparue à Auschwitz en 1942, nous offre un vrai régal de lecture avec ce recueil de douze nouvelles.
Dans un style alerte, avec une lucidité teintée d’ironie et d’humour, ces textes frappent par la justesse du ton, des dialogues... c’est tellement juste, tellement vrai !
Irène Némirovsky sonde l’âme humaine, la met à nu. Les sentiments qu’elle décrit sont universels. La chute de chaque nouvelle nous laisse pantois.
Pour Irène Némirovsky, il est vain d’esquiver nos faiblesses, mieux vaut les regarder en face. (
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